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L’exposition

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"Myrtis : face à face avec le passé"

 

Il s’agit d’une exposition itinérante conçue de façon à être transportée et montée dans des espaces adéquats, en Grèce et à l’étranger.

 

11_lLe but de l’exposition est de présenter au public les différentes phases de ce voyage dans le temps, en partant de la découverte lors la fouille de la nécropole du Céramique, à travers l’étude du matériel squelettal visant à identifier la maladie qui a ravagé la ville d’Athènes, connue comme la « peste d’Athènes », jusqu’à la reconstitution du visage d’une des victimes de cette épidémie, celui de la petite Myrtis.

 

Sont présentés les résultats de l’étude du matériel génétique provenant de la pulpe dentaire de trois crânes contenus dans la fosse commune. Il s’agit très probablement de la cause de l’épidémie meurtrière à Athènes du Ve siècle av. J.-C. qui, en combinaison avec d’autres facteurs, a provoqué la perte du tiers de la population dont celle de Périclès, l’homme d’État de la démocratie athénienne.

 

Parallèlement, l’exposition met en avant la collaboration interdisciplinaire et sa contribution à l’étude du matériel archéologique squelettal, au sein du travail de restitution du visage de Myrtis.

 

En 1994-1995, lors des travaux de la compagnie Attiko Métro pour la construction du nouveau réseau métropolitain d’Athènes, les fouilles préventives ont exploré une partie importante de la nécropole du Céramique, la plus importante de la cité d’Athènes. Cette fouille a mis au jour, entre autres, une fosse commune, qui a été datée des années de la « peste d’Athènes », entre 430 et 426 av. J.-C., et qui contenait les ossements de quelque 150 individus, adultes et enfants.

 

22_sParmi les squelettes, il y avait le crâne d’une fille de 11 ans environ, qui conservait un élément représentatif de l’âge enfantin, autrement dit une bonne partie de ses dents de lait, à côté des dents permanentes. Cette découverte est à l’origine de l’idée de la restitution de la tête d’un enfant du Siècle de Périclès et de sa présentation au sein d’une exposition spécifique.

 

Les expositions autour d’un sujet précis ou autour des découvertes réalisées au sein d’une discipline scientifique sont fréquentes. D’habitude elles couvrent un champ disciplinaire limité. C’est la première fois, avec l’exposition « Myrtis : face à face avec le passé », qu’un cadre d’exposition devient le vecteur de messages pluriels à travers un visage d’enfant. De plus, ce cadre met en évidence l’importance de la pluridisciplinarité dans la pratique de la recherche et dans sa valorisation en associant de nombreux terrains scientifiques.

 

 

55_lAvec cette exposition, au-delà de l’impression saisissante provoquée par le visage reconstitué d’un enfant de l’Antiquité, nous souhaitons aussi montrer l’importance de l’outil technologique, de même que la synergie interdisciplinaire. Des scientifiques Grecs, Français et Suédois, des techniciens et des artistes, ont partagé leurs savoirs et leurs expériences, autour d’un objectif commun, la représentation la plus fidèle possible d’une approche originale de l’époque de la « peste d’Athènes ». Pour la première fois, le présent approche et valorise le passé d’une façon aussi … vivante.

 

 

L’exposition est constituée d’unités : la première présente la fouille du Céramique, la deuxième la recherche génétique en Grèce et en France pour l’identification du facteur pathogène qui a provoqué la « peste d’Athènes » et la troisième la reconstitution, étape par étape, du visage et les techniques utilisées.

 

 

66_lEnfin, au terme du parcours, le visiteur arrive face à face avec l’image de Myrtis restituée.

 

 

 

 

 

 

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Myrtis amie de l’ONU

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